Expo photo de Pierre RENEVRET
Du 20 avril au 9 mai
Hall de la MJC Palente – Entrée libre
Femmes du monde :
visibles, essentielles, en lutte
En ce XXIe siècle, alors que les droits des femmes sont plus que jamais bafoués, remis en question, voire effacés, ces photographies sont un hommage. Un hommage à celles que l’histoire oublie trop souvent, à celles dont les visages, les mains et les voix portent le poids des injustices mais aussi l’espoir d’un monde plus juste.
De Kaboul à Téhéran, en passant par les rue de New York ou les déserts du Rajasthan, les femmes sont partout en première ligne : au travail, dans la lutte au cœur de leur famille. Pourtant, leur place est sans cesse contestée. Les Afghanes, privées d’éducation et de liberté depuis le retour des talibans. Les iraniennes risquent leur vie pour enlever leur voile et crier “Femme, Vie, Liberté”. Les Américaines qui continuent de se battre contre les reculs de leurs droits fondamentaux… Partout, des hommes s’arrogent le droit de décider à leur place. Comme le disait si justement Simone de Beauvoir : “N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question.”
Ces images sont là pour rappeler que ces droits ne sont jamais acquis.
A travers cette douzaine de clichés, je souhaite rendre visibles ces invisibles. Ces visages croisés au fil de mes voyages – une petite Bédouine à Pétra,une grand-mère népalaise et son petit fils, des casseuses de cailloux courbées sous le poids du labeur, des vendeuses de fleurs à Katmandou, des manifestantes new-yorkaises brandissant leur pancarte face aux symboles du pouvoir – sont autant de fragments d’une même résistance. Des femmes qui travaillent, qui nourrissent qui élèvent, qui résistent. Leur quotidien, souvent ignoré, est une leçon de courage.
Chaque photographie raconte une histoire. Je garde en mémoire leurs rires, leurs mains calleuses, leurs chants. Ces femmes m’ont montré ce qu’est la dignité.
Cette exposition est une invitation à les voir, enfin. Pas comme des victimes, mais comme des actrices indispensables d’un
monde qui sans elles s’effondrerait.
– Pierre RENEVRET –